Voici un guide multimédia du quartier de Saint-Michel, créé par des jeunes qui y habitent.

Historique

Ancien village devenu ville en 1912, St-Michel devient finalement un quartier du nord-est de la ville de Montréal en 1968. Le quartier est traversé par deux carrières importantes: les carrières Miron et Francon, qui ont cessé leurs activités industrielles à la fin des années 1980 et ont connu depuis un processus de reconversion pour faire place, entre autres, à des institutions culturelles et de loisirs. Traversé aussi par l’autoroute métropolitaine, le quartier s’étend sur un large territoire où vivent près de 39,700 personnes (Montréal en statistiques, 2013). St-Michel est le quartier d’accueil de plusieurs nouveaux arrivants, dont plusieurs jeunes.

Cette jeunesse micheloise, de naissance ou d’adoption, en a plein à raconter. Elle vous invite à découvrir ce à quoi son quartier lui fait penser, ce qui l’inspire, ce qui lui tient à cœur.

Pour commencer votre promenade, rendez-vous au métro St-Michel, là où l’aventure commence!

A former village which became a city of its own in 1912, St-Michel was  annexed as a neighbourhood of Montreal in 1968. Located in the north-east of the city, the area  intersects with  the Miron and Francon quarries, both of which ceased their industrial activities at the end of the 1980s and have now gone through an intense process of conversion. Different leisure and cultural institutions are now located there. The district, which covers a large territory where nearly 39,700 people live (Montreal Statistics, 2013), is also crossed by the Metropolitan highway. Bubbling with life, St-Michel is home to many of the province’s newcomers.

The youth who live in St-Michel have many stories to tell. They invite you to discover what their neighborhood makes them think about, and what inspires and is important to them.

To begin your adventure, go to the St-Michel metro. Have a fun tour!

Point d’intérêt

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01. À St-Michel, la vie est belle

À St-Michel

La vie est belle.

Pleins de ruelles

Et de passerelles.

Nous avons tous des ailes et volons dans le ciel.

Ils ne sont qu’une parcelle, créant des étincelles.

Préjugés inavoués,

Terre de jeunes âmes dévouées.

Cherchant à se faire accepter,

Au lieu de peur et de vanité,

Commencent à se faner.

De la réalité, il faut parler, mais à jamais oublier, la force de la positivité.

Un espoir décide alors de verser,

Une force de valeur et de beauté.

Sortant de la rue,

Ils se sont redressés.

Au Ness Martial,

Espoir ils ont trouvé.

Un mode de vie,

Une grandeur

Et une bonté. Oh oui, oh oui !

*** Lorsque vous avez fini de voir et d’entendre la capsule de Sam, prenez le bus 67 Nord jusqu’à l’arrêt de la rue Louvain et marchez jusqu’au 2901 Louvain. C’est à l’école secondaire Louis-Joseph Papineau que votre promenade continue.

*** Once you’ve listened to, and seen Sam’s video, take the 67 North bus until the stop at Louvain street and walk to 2901 Louvain. Your visit continues at the Louis-Joseph Papineau high school.

02. Le 25 octobre 2005…

Voici aujourd’hui, j’ai décidé de me confesser.

Il y a pleins de souvenirs que j’ai gardé de Louis-Joseph Papineau, mais ce qui m’a marquée le plus je pense que c’est le garçon qui s’est fait poignardé à l’école. C’était le 25 octobre 2005…

03. St-Michel et Louvain

Une capsule représentant Saint-Michel, intersection Louvain. Comment je le vois et qu’est-ce que j’y ai vécu, avec ma famille et mes amis. Certains diront que cette capsule ne représente pas la réalité, mais moi c’est comme ça que je le vois…

***Lorsque vous avez fini de profiter du parc Champdoré prenez l’autobus 67 en direction sud cette-fois ci et descendez à l’arrêt de la rue Denis Papin. Une fois descendu, traversez la rue et marchez jusqu’au 8699 St-Michel, au Centre Gabrielle-Roy.

***Once you are done enjoying the Champdoré Park, take the 67 bus towards the south this time, and get off at the stop at Denis Papin Street. Once you are out of the bus, cross the street and walk to 8699 St-Michel, to the Centre Gabrielle Roy.

04. L’espoir du quartier

L’espoir du quartier

Jour d’allégresse tiendra au pied de tendresse

Douce chanson du soir, fraîche d’amour, d’espoir

Transport rythmé, mélancolique sur une guitare acoustique

Une longue histoire qu’on a failli croire

Prétend dévorer sa proie en faisant son choix à Gabrielle Roy

Quoiqu’il en soit ayez la foi

Gardez l’espoir, car la victoire est certaine

Si toutes choses paraissent noires,

La solitude pèse sur toi, ne t’en fais pas !

La mémoire où règne l’espoir,

Afin qu’on y croit.

Tout va bien, aura un sens.

Ce n’est ni l’essence, ni licence

mais une coïncidence peut faire jaillir la joie.

Jour d’allégresse, fière de ta valeur et un modèle non similaire ni solitaire

Sois solidaire pour une raison solennelle.

Tout est possible, non visible.

Il suffit d’y croire par la foi, pour avoir la victoire.

Oui, l’espoir fait ma joie,

C’est pourquoi, tiens ta croix et ta charge

Par la foi pour établir la paix dans ce monde pervers.

Chasser toutes les haines, les peines,

Laisser l’amour libérer le cœur.

Aux prisonniers, la liberté

Oui, l’espoir fait ma joie, ma victoire par la foi.

05. Des talents d’impro!

Les ateliers mapCOLLAB à St-Michel se sont déroulés dans les locaux du Groupe Orientation Emploi et ont été remplis de moments d’improvisation, de discussion et de fous rires! Cette vidéo collective dirigée par Samuel vous donne une petite idée des sessions d’improvisation musicale auxquelles nous avons participé.

06. L’itinérant

Je suis celui qu’on appelle itinérant

Pas de famille pas de logement

Pas d’endroit où aller

Privé de tout dans la société

On m’prend pour un fou

Parce que je marche partout

Même si ma tête est droite

On fait que m’donner des coups

Parce que chui ni pour la gauche ni pour la droite.

Je m’rappelle à l’école, j’ai suivi qu’un seul cour

C’était la cour de récréation

Parce que j’étais sous l’oppression

Je pouvais pas prendre l’opposition

J’ai jamais fréquenté l’université

Mais je vis dans l’adversité

C’est sans importance

Peut importe la façon qu’on me nomme

Car je sais déjà que chui pas autonome

On m’appelle l’itinérant

Mon surnom est errant

Qui dort en dessous des ponts.

Comme si j’étais un vagabond

Un petit con

Parce que chui dans la rue

J’ai pas vraiment d’abri.

On m’traite d’inconnu

Parce que ma vie n’a pas de prix

Chui isolé du monde

Parce que j’ai rien dans ma poche

J’ai même pas une blonde

Car on m’trouve vraiment poche

Je perd mes mots

J’ai pas de flot

Ni les choses qu’il faut

Pour subvenir aux besoins de ma vie

Même celle que j’envie.

07. Autrefois

L’arrondissement Saint-michel n’est plus comme il a été autrefois. Une amélioration sous tous ses angles. De nouvelles bâtisses, des rénovations qui se font encore aujourd’hui, mais plus important : le changement social. « Un important taux de criminalité a baissé de 25% durant les dix dernières années » déclare le commandant Marc Charbonneau du poste 30, lors de ma récente entrevue avec lui. Dans cet audiovisuel, vous me voyez dans un centre de conditionnement d’un grand homme (le samaritain) qui a contribué au changement positif social du quartier auprès des jeunes. Au fil des années, il a aidé plusieurs adolescents à croire en eux  et il continue toujours à persévérer. Son centre, situé au 3700 Crémazie Est, était antérieurement une église qui a été détruite par les flammes de l’enfer.

C’était une église chrétienne dont, au fil des années, des fidèles préférèrent changer d’église. On entendait que l’église était soit douteuse, que c’était une secte, soit qu’elle ne rejoignait pas leur perception, et même que ce n’était pas une bonne église. D’ailleurs c’était l’une de mes églises. En 2008, une alarme à incendie « code 10-13 » d’un bâtiment sonna c’était celui-ci. Certains soupçons, mais personne n’en s’aura jamais la cause exacte.

En outre, dans le centre de conditionnement qui existe maintenant, vous voyez des jeunes s’entraîner, mais c’est surtout un moyen pour eux de renaître et de progresser. Je suis fier qu’en terme de ressources telles que les programmes d’Ali Nestor, de Soracom, la Maison d’Haïti et plus encore, soit assez bien encadrés pour la réussite de nos jeunes. Le quartier est un endroit où vous avez la chance d’en apprendre beaucoup sur les différentes cultures, du fait que c’est très multiethnique et qu’en même temps, vous avez la possibilité d’essayer leurs mets !

08. Un visage ne suffit pas

Un visage ne suffit pas

On remarque que chacune des cinq mini capsules est découpées en trois parties. La première nous montre un visage sur lequel il est difficile de se faire une idée de ce que la personne peut bien être en train de faire. Par la suite, on peut voir un lieu qui est significatif dans la vie de la personne. Enfin, on peut la voir faire ce qui lui plaît le plus dans ce lieu. Souvent, en observant un visage, on arrive à se faire un tas d’idées au sujet de la personne qui le porte. Rare sont les gens qui vont vouloir en savoir plus sur une personne. On reste, la plupart du temps, satisfait de l’image que notre imagination forme à l’égard d’une personne. C’est un peu la même chose à Saint-Michel! Si on ne fait que regarder ce que les médias nous montre ou bien qu’on ne fait qu’écouter les discours que les gens tiennent au sujet du quartier, on ne connaitra jamais vraiment l’identité de celui-ci. On peut ici s’intéresser à la dernière capsule qui montre un jeune homme et une jeune fille en train de discuter. À ce moment, on peut tenter d’émettre une hypothèse sur ce dont ils discutent, parce qu’il sont quand même proche l’un de l’autre. L’image des balançoires nous indique qu’ils se trouvent dans une aire de jeux. C’est sûrement qu’ils sont en plein cœur d’un rendez-vous amoureux. Mais non… Ils juste en train de discuter de comment ils vont pouvoir glisser en compagnie de leur vieil ami!

09. Mon quartier c’est ma vie.

Dans mes veines ce n’est plus du sang qui coule, c’est plutôt l’envie de vivre dans monde où règne la paix et non la guerre. De vivre le rêve qui me passe à travers la tête; de voir arabes et haïtien réunis pour faire la fête mais aussi québécois et sud-américains se donner la main. Oui, pour chasser la haine et aussi la peine. De vivre dans un quartier libre comme le vent; le respect, c’est comme un médicament.

Je veux marcher partout, sans stress ni peur, aller là où je veux, peu importe.

À Pie IX ou à Saint Michel, 67, 467.

Vive la passion de mon quartier.

Car mon quartier c’est ma vie.

De me voir passer à Jarry, pour aller au parc jouer au soccer. Au McDo c’est la folie, l’envie de vivre, rencontrer des amis. Casser la routine, prendre une poutine

Car là où on grandit, c’est notre vie.

7h du matin c’est mon réveil l’alarme sonne et fait du bruit; c’est ça l’ennui, devoir sortir de mon lit.

Eummmmmm c’est pas du plaisir…

Mais pourtant il le faut, car dans la vie c’est ça qu’il faut, travailler sans relâche pour arriver au niveau, aller au delà de ce qu’on voit pour défendre notre droit .

Là d’où je parle? De rien d’autre que de Saint Michel. Pour moi c’est l’essentiel avec Mapcollab je sais maintenant de quoi on est capable; oublier ses capacités c’est oublier son identité.

J’aimerais ça avoir un quartier prospère, merveilleux et grandiose,

car là ou on vit, c’est notre vie.

10. Le Petit maghreb

Nour Zirat se définit comme une jeune montréalaise engagée et épanouie. Dans sa capsule, elle vous fait découvrir un petit coin qui lui rappelle sa terre natale. Le Petit Maghreb est une rue dans Saint-Michel qui regroupe plusieurs commerces et endroits maghrébins. Elle le surnomme l’endroit aux milles et une saveurs car tout le monde sait à quel point la culture et plus précisément la gastronomie marocaine est riche en saveurs.  Dans cette vidéo, elle interview le propriétaire de deux commerces sur la rue ainsi que  Madame Anie Samson, mairesse de l’arrondissement Villeray, Saint-Michel, Parc Extension qui s’en trouve à être également la pionnière du Petit Maghreb. Le tout autour d’un bon thé à la menthe et de musique. Bessaha ! (Ça veux dire « Santé ! »)